Mimi le chat

Publié le par baline

"Mimi le petit chat gris" est la phrase qui a permis d'apprendre à lire à Nathalie, à Célimène...à Chiara...
 
Dès les dix premières minutes Un chat un chat, quatrième film de Sophie Fillières actuellemment au Diago, donne le ton : nous allons voir un film "d'écrit" à tous les égards : écrit ( il en reste...) et parlant d'écriture, d'écrivain.
Ecrivaine pour être précis : une Chiara Mastroiani tout à fait émouvante et juste dans ce rôle, classique mais exempt de trop de clichés, d'écrivain dépressif en manque d'inspiration.

D'emblée donc une plume est là qui sert des dialogues vifs, drôles et absurdes. Le spectateur jouit de l'intelligence d'un tempo huilé articulant mise en scène et dialogue au service de rôles attachants, acidulés mais toujours surplombés par un ciel de plomb, tour à tour rassurant car protecteur et oppressant car synonyme de mutisme.

Une comédie réussie qui cherche et trouve un équilibre entre le cocasse et le psychologique, entre l'ironie et la justesse des sentiments, c'est asssez rare pour être signalé.

Et une tendresse et une humanité qui n'oscille pas entre l' artificiel/mièvre et la prétention métaphysique ou militante : par les temps qui courrent cela fait du bien...

Un film juste (même si Bonitzer n'est pas vraiment au niveau qu'on lui prête, par effet de mode sûrement) et dont les temps morts du point de vue des dialogues et du ressort scénaristique ( on ne pas être en verve pendant 1H30, ce serait louche et lourd même peut-être) n'effacent pas les qualités.

Télérama, content aussi, fait un rapprochement avec Depleschin. Et c'est vrai que l'on est dans un certain voisinage.
Gage de qualité a priori pour ceux qui aiment.

Bref : à ne pas rater!

 


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Publié dans Cinéma

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